24h01, la nouvelle revue qui offre une minute de plus pour rêver

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La presse belge accueillera dès le 23 octobre une nouvelle revue : 24h01. Pour en savoir, nous sommes parties à la rencontre de Julie Simon, membre de l’équipe. Interview.

Comment est née l’idée de cette revue ?
Julie Simon : L’idée de 24h01 est née comme beaucoup de belles idées, par une soirée ensoleillée entre amis. Et elle est née d’un double constat. D’une part, l’envie de lire, de prendre le temps, de s’asseoir avec un bel objet de journalisme dans les mains. Et d’autre part, l’absence de ce type de lecture avec une patte belge.

Qui est à l’initiative du projet ?
C’est Olivier Hauglustaine, directeur de publication et administrateur délégué de la Fondation Abeo qui porte ce projet. Il s’est entouré de belles personnes pour passer de l’idée à 24h01.

Comment pourriez-vous définir 24h01 ?
24h01 est une nouvelle revue fortement teintée d’humeur belge, ne comprenant aucune publicité, accueillant différentes formes d’expression mais avec le souci d’offrir au lecteur un regard neuf sur le monde, sans toutefois transiger sur la qualité d’écriture et tout ce qui a fait les lettres de noblesse du journalisme et du grand reportage.

Pourquoi ce nom ?
Pour la minute supplémentaire que l’on rêve tous d’avoir chaque jour. Une minute pour souffler, rêver, lire. Et 24h01 l’offre !

Comment pensez-vous trouver votre place parmi le grand nombre de magazines disponibles aujourd’hui ?
24h01 développe une personnalité spécifique : entre livre et magazine, superbe objet, 200 pages, zéro pub, place au texte, à l’illustration, à la photo et à la BD. Du journalisme d’auteur. L’accueil du public est très encourageant, les libraires sont ravis de l’objet. Une place est possible, grâce aussi au soutien des lecteurs qui achèteront 24h01 et souscriront aux deux prochains numéros pour que nous puissions les réaliser en rémunérant les auteurs.

Combien de personnes ont participé à l’élaboration de ce premier numéro ?
L’équipe de coordination regroupe une quinzaine de personnes. Une quarantaine d’auteurs ont envoyé gracieusement texte, illustrations, photos ou BD. Une trentaine de personnes supplémentaires ont fourni une aide ponctuelle mais essentielle !

Vous êtes passés par une plateforme de crowdfunding afin de récolter les fonds nécessaires à ce projet. Vous avez finalement récolté beaucoup plus que vous ne l’espéreriez, cela doit être source de motivation de savoir que les lecteurs sont là et vous attendent ?
Oui, absolument, c’était une très belle surprise. De la part des lecteurs potentiels, c’est extrêmement encourageant. On espère évidemment que chacun souscrira ! C’est aussi indicateur d’une envie partagée de journalisme d’auteur.

Vous dites qu’il n’y aura pas de publicité, pensez-vous tenir sans sur le long-terme ?
Notre position est de ne pas insérer de publicité dans les pages de 24h01. On a l’envie de ne pas parasiter la lecture. Mais afin de tenir financièrement, on réfléchit à d’autres alternatives. Tout cela est en cours.

24h01
www.24h01.be

Interview
Mathilde Bel & Priscilla Dessaigne
Photographie
24h01

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